Augmentation des primes d’assurance auto : la faute uniquement aux accidents ?
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Le changement climatique, nouvel indicateur des assurances auto (Image par guenther3011 de Pixabay)
Selon le bilan provisoire 2025 de la sécurité routière, l’accidentalité a subi une hausse par rapport à 2024. De plus de 2% environ pour les accidents mortels et de plus de 3 à 4% en ce qui concerne les accidents ayant entraîné respectivement des blessés dits légers ou des blessés graves. Le bilan définitif ne sera rendu public qu’au mois de mai 2026 mais tout porte à croire que, au-delà des conséquences humaines, les secteurs tels que celui de l’assurance auto seront attentifs aux nouveaux chiffres. Les routes hors agglomérations demeurent les plus sujettes à accidents graves tandis que les hommes restent, de loin, les principaux responsables.
L’assurance automobile vers des tarifs toujours en hausse ?
Même si les facteurs sont multiples et ne sont pas toujours ceux auxquels on pense, la poursuite de l’augmentation des primes d’assurances semble bien vouée à continuer. Elle se situe aux environs des 5% en 2026. La sécurité routière et le nombre d’accidents est en partie responsable, mais ce n’est pas l’unique facteur, loin de là.
- Le nombre d’accidents et l’augmentation constante du nombre de conducteurs. Plus de conducteurs et plus de véhicules signifient plus de probabilité d’accident. La règle ne s’applique pas toujours et les outils de prévention ou de répression ont leur effet. Cependant, plus la probabilité d’avoir un accident est élevée sur une zone géographique donnée, plus les compagnies ajustent leurs tarifs. Reste donc à espérer que votre région ne fasse pas partie du haut du classement national car, à défaut de pouvoir déménager, il faudra s’adapter.
- Les vols de véhicules. Le croisement des données, notamment en terme de zone géographique toujours, marques et modèles fournissent aux assureurs d’importantes informations pour mettre à niveau leur tarifs d’année en année. De façon logique, plus de vols, primes plus hautes.
- Le coût des matières premières et des pièces détachées à la hausse. L’augmentation de ces coûts impacte toute la filière automobile, de la construction à la réparation en passant par l’assurance.
- Les changements climatiques et la relative montée des risques en général
Les conducteurs malussés en difficulté
Qu’est-ce qu’un conducteur malussé ?
Le bonus-malus ou “coefficient de réduction-majoration” (CRM) est un système de réduction ou de majoration de la prime d’assurance d’un véhicule. Un conducteur malussé voit ce coefficient être supérieur à 1. Cela entraîne une augmentation de la prime d’assurance, un profil considéré comme “risqué” et peut aller jusqu’à la résiliation.
Les solutions pour un automobiliste considéré à risques
Tout automobiliste en possession d’un permis de conduire valide doit cependant pouvoir circuler assuré même si considéré comme à haut risque. Des assureurs spécialisés ou le BCT (Bureau Central de Tarification) peuvent permettre cela. Les meilleures compagnies d’assurance proposent ce que l’on nomme désormais l’assurance auto malussé grâce à laquelle les profils conducteurs les plus mal engagés où commençant à avoir une série de sinistres “au compteur” peuvent continuer à assurer leur véhicule.
Généralement, les augmentations de prime d’assurance des conducteurs malussés augmentent du double (25% d’augmentation contre 12,5%) en cas de sinistre. À la question “comment trouver une assurance auto quand on est malussé ?”, on peut en premier lieu répondre que grâce à ce type de proposition d’assurance automobile, il est déjà tout d’abord possible de trouver une assurance au juste prix, ce qui en soit demeure l’objectif principal.
Une assurance auto pour conducteur malussé au meilleur prix ou à petit prix, des formules de garanties adaptées à ses propres besoins, une couverture d’assurance qui tiennent la route quand même en cas de sinistre, il est possible de trouver tout cela en s’armant d’un petit peu de patience et en comprenant quelle est sa propre situation.
Quelques bonnes idées pour les conducteurs malussés
Si le bonus en matière d’assurance récompense les bons conducteurs ou les conducteurs prudents (qui sont généralement les mêmes), le malus peut être considéré comme une punition ou une sorte de rappel à l’ordre. Surtout pour les hommes, si l’on en croit les statistiques.
Pour éviter d’être malussé ou revenir à une situation confortable, de petites actions simples et pas impossibles sont la clé : conduite exemplaire le plus de temps possible, 2 ans sans sinistre responsable, ne pas déclarer les petits sinistres et s’occuper soi-même de prendre en charge les petits sinistres, vérifier si sa propre compagnie d’assurance ne prévoit pas de contrat permettant de limiter le malus, contester le malus s’il en est encore temps.
Les causes et les victimes d’accidents : les hommes, toujours les hommes
Selon le bilan annuel 2025 de la sécurité routière, ce sont les hommes qui impactent le plus et qui sont le plus impactés par les accidents.
Les trois quarts. C’est la fraction et la moyenne que l’on peut retenir du dernier bilan en termes d’impact de et par les hommes sur l’accidentalité générale en France. À quelques chiffres près, en plus ou en moins, 75% est la moyenne des hommes présumés responsables d’accidents mortels mais aussi tués ou grièvement blessés.
Si les hommes sont les principaux conducteurs de deux roues, véhicules malheureusement plus sujets aux accidents graves, il n’en demeure qu’une problématique liée au caractère et au comportement masculin reste au centre des débats et des préoccupations.

L’impact des hommes sur les accidents de la route
Les futures mesures en matière de prévention
Afin de stopper l’hémorragie, les pouvoirs publics ont mis en place ou entendent mettre en place une série de mesures destinées à sensibiliser voire à punir davantage les automobilistes dangereux :
- Responsabilisation précoce, le permis de conduire est désormais accessible à toute personne ayant 17 ans révolus.
- Application de la loi du 9 juillet 2025, en vigueur depuis le 29 décembre de la même année, qui punit les délits d’homicide routier (état d’ivresse, délit de fuite, très grand excès de vitesse, etc.).
- Cycles de prévention au sein des entreprises et projet “Priorité au respect” qui cible en particulier l’agressivité au volant.
- La diffusion de plus en plus généralisée des ADAS (Système Avancés d’Aides à la Conduite)
- Abaissement de la limitation de vitesse dans les centres-villes
Écologie et assurance
Si il y a cependant une chose qui n’est pas “que” du fait des automobilistes, hommes et femmes confondus cette fois-ci, ce sont les risques climatiques.
Les compagnies d’assurance prêtent ces dernières années une toute particulière attention aux changements climatiques et l’augmentation de la récurrence des tempêtes, inondations et autres catastrophes naturelles impactent désormais directement les primes d’assurances, assurance immobilière et assurance auto confondues.
Selon le journal Le Monde, déjà dans son article du 23 septembre 2025 intitulé “Assurances : la hausse des tarifs restera soutenue en 2026”, le quotidien indiquait que les nouveaux indicateurs impactant les nouveaux tarifs d’assurance auto sont et seront “augmentation des coûts des sinistres” et “montée des risques climatiques”.











